Mission photographique en Condroz

« Au Plaisir ! »
/ Traque en Terre condruzienne

Mission photographique en Condroz,
Marchin et Goesnes, 2o14 – 2o15

 

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deux lèves-tôt dans l’aube du givre qui murmurent aux cheveux la quiétude d’un long sommeil et qui accueillent à leur chevet, dans de doux nids douillets, les routards des grands soirs ayant croisé leur route… une tablée d’hommes, aussi sages que des apôtres, qui savent aimer les femmes et le bon vin, qui se chamaillent à la belote puis se rabibochent et se régalent en parlant de nichons… des enfants au cœur brut et sauvage, tendre et saignant, revenus d’Afrique avec l’instinct animal, devenus crinières, beauté féroce, sincérité, jungle naïve, symbiose avec la nature et cris de joie… un petit prince aspiré dans l’immense et nébuleuse constellation de l’univers, un grand bonhomme de quatorze ans qui s’est jeté au ciel dans une overdose de plaisir, y laissant sa vie, son cœur et son souffle… un tilleul endormi depuis l’automne qui se réveille sous un bal de lampions, une guirlande de rires bien arrosés et de blagues tricotées en wallon, les racines imbibées d’alcool, les branches comme les marionnettes d’un spectacle ambulant sous un projecteur rafistolé au fond du jardin… une fratrie de petits pirates en éclosion, pieds nus dans un jardin aux mille parfums, perchés dans une cabane dont le drapeau semble naviguer sur d’autres flots… une petite Twingo comme un cocon-mobile prenant son envol sur les routes audacieuses du Condroz… un doux rêveur au milieu de ses abeilles qui leur raconte des histoires, imprégnant quelques pelloches de ses grands élans pour la planète et cachant sous sa tunique blanche immaculée un artiste de talent et de fragilité… trois blondies belles comme des fleurs qui dansent le latino autour de la table du jardin et qui fêtent des retrouvailles en tribu sous les bulles et sur le barbecue… une galette des rois sans fève croquée le cœur au bord des lèvres sous quelques flocons de janvier et le soulagement d’un troisième œil qui clignote enfin, au chaud sous le sapin… la doyenne du village qui a perdu son âge dans un champ de fleurs sauvages ou bien sous ses bottines, lorsqu’elle arrachait les mauvaises herbes ce jour-là vers midi… un chien avec sa Coline, tous deux penchés au bord de la vallée, blottis contre la douce chaleur de l’autre, rêvant au galop sans frontière… une famille du bout de l’Europe ayant ramené l’Arménie et ses coutumes sur le tarmac marchinois, qui saute au-dessus du feu, cœurs contre cœurs, mains et vœux liés alors que s’embrasent les rêves amoureux sur le bûcher… la transhumance dse moutons dans la fraîcheur d’un jour de pluie, qui semblent glisser sur l’herbe humide et presque s’envoler contre terre, élan de liberté retrouvée… un homme bougon sous une tignasse charbon qui berce son existence dans un gros tonneau de bois et qui bouchonne un grand cœur dans des bouteilles de cidre du jardin… une famille luciole s’assoupissant dans la yourte, contre le poêle qui garde au chaud les souvenirs récoltés dans la nuit pour nous en régaler encore avec du miel au petit déjeuner…